Deauville 2012 – Jour 4 : Un lundi au soleil.

La journée du lundi 3 septembre à Deauville était placée sous le signe de la disparition. Disparition d’un chien ou de toutes formes de logique dans Wrong de Quentin Dupieux, disparition d’enfants dans The Secret de Pascal Laugier, disparition de ma foi en l’humanité avec le doc The Queen of Versaille. Ah oui, et j’oubliais Cœurs perdus, film qui n’aurait jamais dû apparaitre à la base…

Réveil difficile ce matin (oui ce matin, car il est 23:46 lorsque j’écris ces lignes !), mon amie et moi sommes épuisées d’un tel rythme. Deauville va nous tuer, mais nous sommes plutôt coriaces ! On a tenu encore une journée, pour toi, cher internaute.

Premier film du jour : Wrong

Compétition. Réalisé par Quentin Dupieux. Avec Jack Plotnick, Eric Judor et William Fichtner.

Je n’avais jamais vu quoique ce soit de filmé par Dupieux. Il me faisait peur le type. Steak ? Rubber ? Je les fuyais, croyant à tort, voir des films de hipsters mixé à du David Lynch. Je pense avoir fait le bon choix de commencer par Wrong. Qui m’a semblait moins « barré » que les autres, ne serait-ce qu’au niveau de l’intrigue, plus banale que les autres films de Quentin Dupieux.

Dans Wrong, un type cherche à retrouver son chien disparu. Dupieux nous sert une histoire ponctuée de non-sens, d’absence de logique, d’absurde et de folie. C’est hilarant et tellement attachant qu’on finit par « comprendre » comme fonctionne l’univers créé par Quentin Dupieux. Un bol d’air frais pour débuter la journée, qui s’est poursuivit par une conférence de presse détendue et sans langue de bois. Les vannes fusées, sortant surtout de la bouche de l’impayable Eric Judor, l’ambiance était juste cool ! Merci les gars !

Deuxième film du jour : Cœurs perdus

Hommage Salma Hayek. Réalisé par Todd Robinson. Avec John Travolta, Jared Leto et Salma Hayek.

Comment ce film n’a-t-il pas pu me plaire ? L’époque ? Entre deux-guerres. J’aime. Ambiance ? Polar noir et amants en fuite. J’aime ! Casting ? Que du bon, d’habitude. J’aime ! Résultat : j’ai pas aimé ce truc !

Même si ça fait toujours plaisir de voir Travolta en flic lancé à la poursuite (mais pas trop vite) du couple formé par Jared Leto et Salma Hayek qui joue la psycho comme moi je cuisine : mal, je n’ai pu m’empêcher de m’emmerdait grave durant toute l’enquête. C’est lent. Déjà vu. À noter, quelques scènes relèvent un peu le niveau, mais quelques scènes ne font pas un film.

Troisième film du jour : The Queen of Versailles

Documentaire. Réalisé par Lauren Greenfield. Avec Jackie Siegel, David Siegel.

Après mûres reflexions. Je pense que The Queen of Versailles est un très grand documentaire. Nous présentant la famille de David Siegel, riche à en crever. Le mec est tellement riche qu’il se construit une maison de 8000 m². Normal. La famille est ainsi présentée comme pourrie gâtée et totalement insouciante de la valeur de l’argent.

Malheureusement pour eux, la crise financière passe par là et change pas mal de choses. Devant The Queen of Versailles, nous d’abord outrés, voir complètement choqués par les Siegel. Puis nous les voyons sombrer, reprendre conscience des réalités, parfois. Le titre est d’ailleurs excellemment choisi. Voir ces individus agir de la sorte m’a presque poussé à sortir les fourches et courir à la Bastille couper quelques têtes.

Quatrième film du jour : The Secret

Avant-Première. Réalisé par Pascal Laugier. Avec Jessica Biel.

Voilà, voilà. Même si mon reporter de l’extrème Aterraki vous en parlera mieux dans une critique à venir, je pense vous toucher deux mots de The Secret. Troisième film de Pascal Laugier à qui l’on doit Martyrs, The Secret est un film à twist. D’habitude, j’aime beaucoup ce genre de film. D’ailleurs, celui-ci débute pas trop et nous plonge dans un train fantôme sans temps morts… jusqu’au twist. C’est là que le bât blesse. Sans vous spoiler, je dirais que Pascal Laugier est, soit un mauvais scénariste, soit une mauvaise personne.

Le doute persiste. Je me demande encore si Pascal Laugier n’a pas été maladroit sur le forme, sur la mise en scène de certains passages, sur le traitement de certains personnages… qui pourrait induire le spectateur en erreur et lui donner une mauvaise idée concernant le fond du film.

Le sujet de The Secret est tellement « touchy » que Laugier ne pouvait pas se permettre de laisser planer un doute concernant son point de vue de cinéaste. Il en ressort une œuvre puante et dérangeante qui véhicule (peut-être involontairement) une idée assez dangereuse. C’est un cinéma que je n’aime pas et que je ne veux plus jamais voir.

Le reste

Je voudrais faire une ligne de silence à mon amie qui n’a pas pu voir Bugs aujourd’hui.

Voilà, ensuite je voudrais vous conseiller un bon petit resto pas cher si vous venez à Deauville : Il Parasole. Leurs pizzas sont excellentes et leur Rosé vraiment bon, à condition de ne pas le confondre avec autre chose.

Nous avons également eu l’occasion d’assister à un hommage rendue à Paula Wagner, grande productrice d’Hollywood. Comme quoi, à Deauville, on ne pense pas qu’aux stars, on invite aussi les productrices botoxées.

Demain (damned, il est 00:42, donc tout à l’heure), je pense que nous verrons Booster, Michael Collins (même si le California Solo à la même heure me titille pas mal) et Black Bird. Peut-être un Police Fédérale Los Angeles également. Pourquoi pas ? J’ai l’impression que tout est possible à Deauville, sauf dormir, ça, c’est hyper compliqué. Bonne nuit cher internaute !

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