Deauville 2012 – Jour 3 : Ça plane pour moi !

Ce fut par un très beau soleil que j’attaquais ce dimanche 2 septembre. Cette journée fut très bonne si on le fait le quota de bons films/mauvais films.
Pas grand chose à dire bizarrement, pas d’aventures exceptionnelles dans les files d’attentes de Deauville, à part peut-être une jolie récupération de billets pour la cérémonie du soir par mon amie et moi. On a couru un peu, mais ça valait le coup : William Friedkin était invité à la fête.
Premier film du jour : Freaks
Carte blanche Agnes B. Réalisé par Tod Browning. Avec Wallace Ford, Leila Hyams et Olga Baclanova.
Ce film est presque aussi vieux que mon grand père, né un an plus tôt, en 1931. Faites le calcul mental pour trouver l’année de sortie de cette Monstrueuse Parade, moi j’ai pas le temps, je tiens un sandwich dans une main et j’écris de l’autre, et j’ai sommeil bordel !
Bref, Freaks est un classique. Un peu vieux, mais classique, mais vieux, mais classique. Vous voyez où je veux en venir ? Reste une scène de terreur culte, prémisse à tout ce qu’on aime actuellement dans le cinéma d’horreur.
Deuxième film du jour : Electrick Children
Compétition. Réalisé par Rebecca Thomas. Avec Julia Garner et Rory Culkin.
Quand une mormone de 15 ans écoute pour la première fois et en secret Hanging on the Telephone, elle tombe enceinte. Pour elle, c’est une immaculé conception ! Pour le reste de la communauté, c’est un gros problème qu’il faut résoudre vite. Du coup, notre héroïne se casse pour trainer avec de « vrais gens » (comprendre : ceux qui baisent avant le mariage).
Vu mon synopsis, vous comprenez que je n’ai pas été emporté par ce film. Je n’ai pas trouvé de sens, de but Electrick Children. Pendant toute la projection, je me demandais « Où veulent-ils en venir ? ». J’ai l’impression d’être passé totalement à côté du sujet, voir même de n’avoir pas tout compris. Ou alors, le film est mauvais. Soit l’un, soit l’autre.
Troisième film du jour : Elle s’appelle Ruby
Avant-Première. Réalisé par Jonathan Dayton et Valeris Faris. Avec Paul Dano et Zoe Kazan.
Voilà un pitch qui me plait. Un écrivain un peu paumé invente un personnage pour son bouquin, Ruby, la femme de ses rêves. Surprise, un matin, Ruby apparait « In Real Life ».
J’aime les histoires sur les écrivains ou scénaristes. Adaptation est pour moi un très grand film par exemple. Elle s’appelle Ruby m’attirait forcément ! Je n’ai pas été déçu ! C’est drôle, c’est triste, Paul Dano campe à la perfection cet écrivain loser, tantôt pathétique, tantôt vraiment antipathique. Il est accompagné à l’écran par celle qui partage sa vie (pour de vrai cette fois) : Zoe Kazan. Rayonnante, pétillante et très, très bonne scénariste (et oui, c’est elle qui a signé le script de ce film).
Elle s’appelle Ruby évoque avec brio le rapport d’un créateur à sa création, le tout enrobé dans une comédie romantique drôle à souhait. Mention spéciale aux deux caméos qui m’ont agréablement surpris : Deborah Ann Woll de True Blood et Antonio Banderas que je n’attendais pas du tout à voir là !
À noter également avant la projection : un hommage rendu au jeune acteur Paul Dano qui commence à faire tranquillement son nid parmi les plus grands d’Hollywood. Un petit gars à suivre.
Quatrième film du jour : Killer Joe
Avant-Première. Réalisé par William Friedkin. Avec Matthew McConaughey, Emile Hirsch et Juno Temple.
Précédé d’un merveilleux « tribute » au grand William Friedkin, Killer Joe est surement le meilleur film vu à Deauville pour le moment. C’est brillant de bout en bout. Friedkin réalise encore une fois un très très grand film.
Sauf que je ne veux absolument plus le revoir.
Killer Joe est la folie. Killer Joe est la saleté. Killer Joe est le sexe. Killer Joe est la violence. Killer Joe m’a presque donné envie de vomir. Killer Joe m’a fait bandé, puis m’a matraqué le ventre pour me finir à coup de barre à mine. Jamais un film ne m’a si fait sentir mal tout en me plaisant à ce point. J’ai l’impression d’être tomber amoureux d’une dominatrice habillée de cuir.
Killer Joe m’a tuer.
Cinquième film du jour : Love Actually
Nuit Américaine. Hommage à Liam Neeson. Réalisé par Richard Curtis. Avec trop de bons acteurs pour les citer tous ici.
Je ne vais épiloguer très longtemps sur LA comédie romantique. Celle qui bat toutes les autres à plat de couture. Son scénario, son casting et surtout cette ambiance qui fait ressortit de la salle avec des guilis dans le ventre et un sourire jusqu’aux oreilles. Bon sang ce que ça fait du bien !
Demain (ou encore une fois, dans quelques heures), je tenterai le Wrong de Quentin Dupieux et j’irai surement voir The Secret de Pascal Laugier. Et pour les nazis de l’orthographe, la seule faute volontaire du ce texte est un clin d’œil à Omar le jardinier. Deauville, c’est fini pour aujourd’hui, mais le truc sympa, c’est que demain, ça recommence.
Pas encore de commentaire