[Test JV] Dragon’s Dogma : Cœur de Dragon

Après un petit aperçu vidéo du titre de Capcom, voici enfin le test tant attendu par les fans de RPG qui sont bien gâtés en ce moment. Alors, Dragon’s Dogma, c’est bien ou pas ?

Un peu à l’Ouest.

Le truc qui frappe avec ce RPG japonais, c’est qu’il n’a pas la gueule d’un RPG japonais. Pas de grosses épées, de keums qui font des sauts de oufs avec leurs coiffures façons Marge Simpson. Dragon’s Dogma attaque sur le terrain du jeu de rôle occidental. Vous créez votre personnage de A à Z et choisissez parmi trois classes différentes : guerrier, mage ou archer.  Le surnom de Skyrim japonais donné à Dragon’s Dogma n’est pas volé, mais reste tout de même vachement réducteur.

L’intrigue est fondamentalement nippone. Ici, pas de princesse à sauver ou de complot politique, votre personnage devra tout simplement récupérer son cœur (oui oui) dérobé par un énorme et bestial dragon. Le tout aidé par des humanoïdes venus d’une dimension parallèle : les pions.

Le pion, un pièce maîtresse.

C’est un peu le truc original du jeu. Vous serez accompagné lors votre quête par un pion principal et deux autres que vous pourrez recruter et remplacer à votre guise, comme Jean Rochefort. Les pions viennent d’une autre dimension à travers une stèle mystique. Sceptique ? Comme dirait un rôliste : « Ta gueule, c’est magique ! »

Sans réelle personnalité, les pions se révèlent tout de même bien utile car dotés d’une IA pas dégueulasse du tout. Ils participent à la quête en ramassant des objets, cassant des caisses, combatant efficacement les monstres et donnant quelques infos utiles par moment.

Le pion porte également très bien son nom, puisque, telle une figurine, vous pourrez la prêter à d’autres joueurs. La chose est automatique, quand vous ne jouez pas, votre pion principal peut se faire recruter par d’autres joueurs et ainsi amassé de l’expérience, de nouvelles compétences, des objets et même de l’équipement. De la sous-traitance de pions, ni plus ni moins.

BASTON !

Un jeu avec le mot « Dragon » dans son titre se doit d’avoir un bestiaire qui pète. C’est le cas. Hydre, cyclope, gobelins, loups, lézards et, bien sûr, dragons sont de la partie. Les combats contre les « petites » créatures sont fréquents. Pas moyen de faire trois mètres en dehors d’une ville sans tomber sur une meute de loups ou un groupe de brigands, mieux vaut sortir couvert.

Le côté épique du titre prend tout son sens quand arrive les combats contre les « gros » voir « très gros » monstres. Épique, c’est le mot. Bordélique peut également être employé. Vous pouvez vous accrocher et grimper sur l’effroyable bestiole pour attaquer son point sensible. Attention tout de même à votre jauge d’endurance, qui baisse très vite et peut vous être fatale en combat. Un coup de griffes lorsque l’on reprend son souffle est toujours très mal apprécié.

Le système de combat est vraiment, mais alors vraiment, parfait. Votre serviteur qui s’emmêle parfois les doigts sur Batman Arkham City fut ici très heureux de manier une petite guerrière blonde extrêmement bien maniable et munie d’une palette de coups nombreux et très simples à sortir, le tout en restant très technique.

Nippon, ni mauvais, bien au contraire.

Dragon’s Dogma n’est donc pas la claque attendue. Il ne vous fera peut-être pas oublier Skyrim ou Diablo 3, mais il a le mérite d’apporter du nouveau du coté RPG japonais et se hisse sans mal à la troisième place du podium des jeux de rôles du moment. Le jeu apporte de nombreuses nouveautés intéressantes comme le système des pions qu’on s’échangent, son interface de création de perso très poussée ou encore un univers attachant pour peu qu’on s’y plonge un peu.

Bravo à Capcom d’avoir eu les corones pour lancer ce qui s’annonce comme le début d’une nouvelle franchise. C’est tout ce que j’espère.

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