[Reporter] Prometheus tenues ?

Ici Laurent de l’endroit où personne ne vous entend crier.
Grâce à Yohann me voilà un Lundi férié (pour certains) sur les Champs Elysées. Le Gaumont Marignan accueille une projection du très attendue : Prometheus de Ridley Scott. Retour à la science fiction de ce génial réalisateur à la carrière parfois inégale. Non Ridley je n’ai pas oublié G.I Jane.
L’attente dans la file fut plus courte que celle générée depuis des mois par le film. Annoncé comme un préquel d’Alien, puis finalement non. Un casting intriguant, des affiches discutables et la présence de Damon Lindelof, scénariste contesté de Cowboys et Envahisseurs et adulé sur Star Trek et Lost avec J.J. Abrams.
La pression est forte et l’excitation monte. On nous donne à l’entrée des sacs en papier. Pensant à un sac à vomi, la séance est en 3D, je comprends que je dois y laisser mon précieux téléphone. Je m’exécute et récupère mes lunettes 3D. Je suis prêt pour partir dans l’espace.

Alors je vais tacher de ne pas raconter l’histoire plus que ne le font les bandes annonces. Un groupe d’humains enquêtent sur une mystérieuse planète et y découvre plus que ce qu’ils sont venus chercher.
Après un pré-générique splendide le titre s’affiche, « à la Alien« . Le film y fera des références constantes et un élément clé nous dit bien que, oui l’univers est le même. Le visuel global du film est renversant, les moyens permettant à Scott de faire ce qu’il ne pouvait pas faire en 1979. Le casting est inégal. Noomi Rapace, Michael Fassbender et Charlize Theron écrasent les autres rôles. L’effet choral du premier Alien n’est pas là. Mais il arrive à tenir à bout de bras et d’émotions une histoire particulièrement mal ficelée.
Car le noeud du problème est là. Parfois confuse, la menace est difficile à saisir et les explications arrivent de manière non naturelle et un peu grossière. Damon Lindelof quand il n’est pas coaché par J.J. Abrams semble perdu. Et Ridley Scott peut enchainer les morceaux de bravoures et les scènes fortes, l’ensemble manque de cohésion.

Il est amusant de constater que la projection sera interrompue deux fois pour des problèmes techniques, comme si, à l’image du film, quelque chose ne tournait pas rond.
Il est impossible de ne pas ressentir une déception devant ce film, bien que meilleur que la plupart des productions de science-fiction actuelles. Mais le mythe d’Alien est trop fort et en ne choisissant pas ouvertement de le reprendre ou de s’en détacher, Scott nous livre un film frustrant devant tant de qualités et quelques défauts qui en gâchent l’ensemble.
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