
Lecteurs, lectrices, bonjour ! Laurent au clavier. Oui je précise « lectrices » car je sais que le sujet de ce billet va attirer quelques demoiselles. En effet, l’enquête du jour que m’a confié Yohann concerne un homme qui ne laisse pas indifférentes les femmes, j’ai nommé Sherlock.
(NDLR : Cet article contient un gros spoiler sur la saison 2 de Sherlock, vous êtes prévenus !)

France 4 a organisé pour le public une projection du premier épisode de la saison 2 de la géniale série Sherlock de Steven Moffat, en présence du maître lui même.
J’arrive donc, le costume bien repassé pour être raccord avec l’élégance britannique au siège de France Télévisions. Poussant les lourdes portes sécurisées (non mais franchement, vous pensez qu’on va venir enlever Nagui ?), je me retrouve en présence d’une petite foule attendant fébrilement le début de la projection. On peut même apercevoir des gens déguisés en Sherlock Holmes. Enfin le vieux Holmes, car le nouveau est habillé comme vous et moi.
Je suis accueilli par du beau linge, car en plus d’Astiera, j’y croise Delphine, Sullivan et Dominique du Village ainsi que Skyefleur et nous serons rejoint par Druggy et Mathieu de Kultur Breakdown ! Même le grand Alain Carrazé est là pour discuter avec nous. (NDLR : Name dropping !!!)
Presque à l’heure, on nous ouvre enfin les portes pour la projection. Une responsable de France 4 nous remercie de notre présence. Installé au premier rang, l’épisode Un scandale à Buckingham débute. Cela reprend sur le cliffhanger de la fin de saison 1.
Je n’ai absolument pas vu ce cliffhanger mais cela ne gêne aucunement. Je me replonge dans l’ambiance so british de cette série, portée par ses deux personnages principaux. Benedict Cumberbatch en Sherlock délicieusement cinglé et brillant (et qui ne manquent pas de faire pâmer les demoiselles) et Martin Freeman (futur Bilbo) en Watson, aide de camp dévoué du génie. L’épisode est une réussite, mêlant intrigues et sous intrigues dans un rythme efficace et mettant le détective consultant face à une beauté aussi trouble que troublante. Surtout ne le manquez pas à sa diffusion sur France 4, qui a repris la saison 1 à son début le samedi soir à 20h35.

La séance sera interrompue quelques minutes pour des problèmes techniques à vingt minutes de la fin de l’épisode. Je connais le timing car mes voisines me le soufflent, elles ont toutes déjà vu l’épisode. L’arrestation de Kim Dotcom m’en a empêché…
Une salve d’applaudissements accueille la fin de l’épisode et la montée sur scène de Steven Moffat et Alain Carrazé. Alain Carrazé nous annonce que c’est nous qui poserons les questions mais se réserve une question « vache » à la fin.
Le public, moitié fan, moitié blogueur, est à la hauteur des journalistes spécialisés. Astiera évoque l’humanisation de Sherlock tout au long de la deuxième saison. Le détective découvrira l’amour, la peur et la mort, ce que Moffat approuve. Sur les trouvailles visuelles, comme les apparitions d’écritures, le show runner nous explique qu’elles sont, au départ, dues au réalisateur mais qu’il les utilise dès l’écriture à présent. Sur les adaptations cinémas de Guy Ritchie, Steven Moffat les trouve parfaites pour des blockbusters d’actions et qu’il aime les parti pris extrêmes. Une question est posée sur les fans fictions qui sont légions sur le net, les lit-il ? S’en inspire-t-il ? (les fans, des fois…). Toujours avec son humour et son flegme british, Moffat répond par la négative, il n’a pas le temps. Voulant faire honneur à mon enquête, je demande à Mister Moffat comment savoir ce qui se passe dans la tête de Sherlock. Il me répond que personne ne le peut et que c’est la magie du personnage. M’évoquant deux nouvelles de Conan Doyle écrites du point de vue de Sherlock et pas très bonnes.

La question vache de Monsieur Carrazé, concerne une adaptation américaine moderne de Sherlock Holmes (NDLR : Elementary). Steven Moffat consulte avec humour sa productrice de femme Sue Vertue et conclue sur un « no comment ».
Nous nous dirigeons alors vers un buffet british pour finir cette excellente soirée. Remontant l’escalier, on me presse l’épaule pour passer. Je manque de me retourner pour houspiller celui qui veut aller plus vite que tout le monde. Il s’avère que c’est Steven Moffat lui-même. Ne voulant pas gâcher la soirée, je laisse passer aimablement.
Si sa prestation était moins passionnante qu’à la masterclass de Comic Con Paris en juillet 2011, Steven Moffat est toujours plaisant à écouter, maniant bien le verbe et faisant ressentir comme un détachement permanent et une pointe d’arrogance parfois.
Comme Sherlock, et c’est peut être pour ça que cette série est si réussie…
Laurent (son Twitter)










Bonne article. Pas de vrai spoiler pour ceux qui n’aurait pas vu l’épisode. Par contre je voudrais dire que la série n’est pas seulement de Steven Moffat mais qu’elle est en réalité de Steven Moffat et Mark Gatiss (Mycroft Holmes dans la série).
BON article (désolée pour cette erreur)